Pour commercialiser un ou plusieurs terrains dans un lotissement, le vendeur (appelé aussi lotisseur) doit respecter des règles précises pour protéger l’acheteur. Ces règles dépendent de l’autorisation d’urbanisme obtenue : le permis d’aménager ou la déclaration préalable. Nous faisons le point sur la réglementation.
Un lotissement est un terrain divisé en plusieurs parcelles destinées à recevoir des constructions (par exemple une maison). Chaque parcelle s’appelle un lot.
Le lotisseur est la personne ou l’entreprise qui divise le terrain et vend les lots.
Avant de vendre, le lotisseur doit obtenir l’accord de la mairie. Selon le projet, cet accord prend l’une des 2 formes suivantes :
soit un permis d’aménager (PA), obligatoire pour les lotissements où sont créés des équipements communs. Il est aussi obligatoire dans certains lieux protégés : site patrimonial remarquable, abords des monuments historiques et site classé ou en instance de classement,
soit une non-contestation de la déclaration préalable (DP) qui concerne tous les autres lotissements.
Le terrain vendu doit correspondre à ce qui est écrit dans le contrat conclu avec l’acheteur (surface, limites, destination, etc) et aux exigences administratives et d’urbanisme (terrain conforme aux règles applicables, notamment celles du lotissement et du PLU). C’est ce qu’on appelle l’obligation de délivrance conforme du vendeur.
Le terrain vendu dans un lotissement doit être constructible, viabilisé, délimité.
Un terrain constructible est un terrain qui peut accueillir une construction. Cela signifie que les règles d’urbanisme (plan local d’urbanisme, règlement du lotissement) permettent d’y construire et que le sous-sol doit être en capacité de supporter le poids et les charges de la future construction.
Un terrain viabilisé est raccordable aux voiries et aux réseaux divers (eau potable, assainissement, électricité, téléphone).
Le terrain doit être délimité par un acte de bornage. Le bornage fixe les limites exactes du terrain et les matérialise par des bornes plantées dans le sol.
La vente est valide quand ces 3 caractéristiques sont réunies. Si la parcelle acquise s’avère finalement inconstructible, n’est pas viabilisée ou délimitée, l’acheteur peut faire un recours devant le juge judiciaire pour demander l’annulation de la vente. Le recours à un avocat est obligatoire.
Oui, la publicité pour un futur lotissement peut être faite, alors même que le permis d’aménager n’a pas encore été obtenu.
Toute publicité, sous quelque forme que ce soit (panneaux d’affichage, prospectus, annonces de presse, campagnes de sondage, etc), doit néanmoins mentionner de manière explicite si le permis d’aménager a été ou non délivré.
Si le permis est délivré, la publicité indique la date de la décision et mentionne que le dossier peut être consulté à la mairie.
L’annonce concernant la vente d’un terrain doit également préciser comment accéder aux informations concernant les risques potentiels.
Cela concerne les terrains vendus dans les secteurs suivants :
Zone couverte par un plan de prévention des risques technologiques
Zone couverte par un plan de prévention des risques miniers
Zone couverte par un plan de prévention des risques naturels prévisibles
Zones de sismicité
Zones à potentiel radon
Zone pouvant être atteinte par le recul du trait de côte
Zones soumises à des obligations de débroussaillement et de maintien en l’état débroussaillé.
Un état des risques doit ainsi être remis à l’acheteur lors de la 1ère visite du terrain :
Avant la délivrance du permis d’aménager, on ne peut pas signer de promesse de vente ou demander un acompte pour réserver un terrain.
Après la délivrance du permis d’aménager, seule une promesse unilatérale de vente peut être signée. Elle indique la consistance du lot réservé, sa délimitation, son prix et son délai de livraison.
Après l’achèvement des travaux d’aménagement, le terrain peut être vendu.
Le permis d’aménager ou un arrêté pris par la mairie peut autoriser la vente des lots (terrains) avant de faire les travaux de finition (réalisation du revêtement définitif des voies, aménagement des trottoirs et pose de leurs bordures, mise en place des équipements dépendant des trottoirs, mise en place des plantations). Il faut en faire la demande à la mairie.
Dans ce cas, il faut produire une garantie financière d’achèvement donnée par une banque, un établissement financier ou une société de caution mutuelle et indiquer la date limite de réalisation des travaux.
Le terrain vendu doit correspondre à ce qui est écrit dans le contrat conclu avec l’acheteur (surface, limites, destination, etc) et aux exigences administratives et d’urbanisme (terrain conforme aux règles applicables, notamment celles du lotissement et du PLU). C’est ce qu’on appelle l’obligation de délivrance conforme du vendeur.
Le terrain vendu dans un lotissement doit être constructible, viabilisé, délimité.
Un terrain constructible est un terrain qui peut accueillir une construction. Cela signifie que les règles d’urbanisme (plan local d’urbanisme, règlement du lotissement) permettent d’y construire et que le sous-sol doit être en capacité de supporter le poids et les charges de la future construction.
Un terrain viabilisé est raccordable aux voiries et aux réseaux divers (eau potable, assainissement, électricité, téléphone).
Le terrain doit être délimité par un acte de bornage. Le bornage fixe les limites exactes du terrain et les matérialise par des bornes plantées dans le sol.
La vente est valide quand ces 3 caractéristiques sont réunies. Si la parcelle acquise s’avère finalement inconstructible, n’est pas viabilisée ou délimitée, l’acheteur peut faire un recours devant le juge judiciaire pour demander l’annulation de la vente. Le recours à un avocat est obligatoire.
Oui, la publicité pour un futur lotissement peut être faite, même si la mairie n’a pas encore pris de décision.
Toute publicité, sous quelque forme que ce soit (panneaux d’affichage, prospectus, annonces de presse, campagnes de sondage, etc), doit néanmoins mentionner de manière explicite :
soit que la déclaration préalable n’a pas encore donné lieu à décision,
soit qu’elle a fait l’objet d’une opposition.
En effet, la publicité ne peut en aucun cas laisser croire que le lotissement est déjà autorisé : elle doit clairement informer le public de la situation administrative réelle du projet
Si la décision de non-opposition est obtenue, la publicité doit indiquer la date de la décision et mentionner que le dossier peut être consulté à la mairie.
L’annonce concernant la vente d’un terrain doit également préciser comment accéder aux informations concernant les risques potentiels.
Cela concerne les terrains vendus dans les secteurs suivants :
Zone couverte par un plan de prévention des risques technologiques
Zone couverte par un plan de prévention des risques miniers
Zone couverte par un plan de prévention des risques naturels prévisibles
Zones de sismicité
Zones à potentiel radon
Zone pouvant être atteinte par le recul du trait de côte
Zones soumises à des obligations de débroussaillement et de maintien en l’état débroussaillé.
Un état des risques doit ainsi être remis à l’acheteur lors de la 1ère visite du terrain :
Avant l’obtention du certificat de non-opposition à déclaration préalable de la mairie, une promesse unilatérale de vente peut être signée qui engage le vendeur. Elle doit alors contenir une condition suspensive de non-opposition à la déclaration préalable.
Après la décision de non-opposition à déclaration préalable de la mairie, le terrain peut être vendu.