Lors de la cession, vous pouvez réaliser une plus-value qui correspond à la différence entre le prix de cession et la valeur d’origine de vos titres de société.
Les plus-values réalisées sur la cession des parts peuvent être imposées selon 2 modes d’imposition différents, au choix :
Taux forfaitaire
Lorsque le cédant n’a pas préalablement choisi de mode d’imposition de sa plus-value , c’est le « prélèvement forfaitaire unique (PFU) » qui s’applique. Autrement dit, cette plus-value est imposée à hauteur de 12,8 % au titre du taux forfaitaire de l’impôt sur le revenu, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux de 18,6 % , soit une imposition totale à payer de 31,4 % .
Exemple
L’associé cède pour un montant de 150 000 € les titres de sociétés qu’il a initialement achetés 100 000 € . Il réalise donc une plus-value de 50 000 € .
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Calcul du montant des prélèvements sociaux : 50 000 x 18,6 % = 9 300 €
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Calcul du montant de l’impôt sur le revenu : 50 000 x 12,8 % = 6 400 €
Il devra donc s’acquitter au total de 15 700 € sur le transfert de ses titres (actions ou parts sociales).
À savoir
La plus value-réalisée par le cédant sera automatiquement imposée selon ce taux forfaitaire, sauf s’il opte préalablement pour une imposition selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Barème progressif
Vous pouvez renoncer au taux forfaitaire de 12,8 % et choisir, sur option expresse et révocable, d’être soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
La plue-value est alors prise en compte dans votre revenu net global et est imposée selon votre tranche d’imposition (de 0 à 45 % ).
Barème progressif applicable aux revenus de 2025
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Jusqu’à 11 600 €
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0 %
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De 11 601 € à 29 579 €
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11 %
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De 29 580 € à 84 577 €
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30 %
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De 84 578 € à 181 917 €
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41 %
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Plus de 181 917 €
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45 %
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À noter
Les prélèvements sociaux sont appliqués de la même manière au taux de 18,6 % sur le montant de la plus-value.
Par ailleurs, lorsque vous optez pour l’imposition selon le barème progressif, vous pouvez bénéficier d’un abattement sur vos plus-values résultant de la cession des titres que vous avez acquis ou souscrits avant le 1er janvier 2018.
Il existe un abattement de droit commun et un abattement renforcé.
Abattement général
L’abattement de droit commun est applicable dans toutes les situations et est directement lié à la durée de détention des titres :
Abattement renforcé
L’abattement renforcé est également lié à la durée de détention des titres mais il est plus avantageux fiscalement :
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50 % pour les titres détenus entre 1 et 4 ans
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65 % pour les titres détenus entre 4 et 8 ans
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85 % pour les titres détenus depuis plus de 8 ans
L’abattement renforcé s’applique dans l’une des situations suivantes :
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Vous cédez les actions d’une PME de moins de 10 ans à la date de souscription ou d’acquisition des titres : il s’agit d’une entreprise de moins de 250 salariés qui réalise un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros.
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Vous cédez les actions d’une PME dont vous êtes dirigeant et vous partez à la retraite : vous devez avoir été dirigeant en continu et avoir détenu au moins 25 % des droits de la société pendant les 5 ans précédant la cession. Vous devez cesser toute activité dans la société et faire valoir vos droits à la retraite dans les 2 ans qui suivent la cession.
À noter
Un dirigeant de PME partant à la retraite peut également opter pour un abattement fixe de 500 000 € . Celui-ci s’applique aux cessions réalisées jusqu’au 31 décembre 2031, quelles que soient les modalités d’imposition des plus-values (taux forfaitaire ou barème progressif). Il n’est pas cumulable avec un abattement proportionnel de droit commun ou renforcé.