La procédure de divorce se déroule devant le juge aux affaires familiales (Jaf). Le juge est saisi par assignation ou par requête conjointe rédigée par l’avocat.
Les 2 époux doivent prendre chacun un avocat.
Si vous êtes l’époux défendeur au divorce (celui qui n’est pas à l’initiative de la procédure), vous devez également prendre un avocat. Si vous n’en prenez pas, le Jaf ne pourra pas examiner vos demandes. La décision sera rendue uniquement en fonction des demandes et des éléments présentés au juge par l’avocat de votre époux.
Sauf exception, l’époux demandeur au divorce pour altération définitive du lien conjugal doit prouver, par tous moyens, qu’il a quitté le domicile conjugal.
Comment s’applique le délai d’un an ?
Vous ne devez plus vivre avec votre époux ou épouse depuis au moins 1 an au moment où vous introduisez votre demande en divorce pour altération du lien conjugal.
Si vous n’avez pas indiqué ce motif de divorce dans votre demande initiale, le délai d’1 an démarre à partir du dépôt de la demande en divorce. Dans ce cas, le jugement de divorce ne peut pas être rendu avant l’expiration du délai d’1 an depuis le dépôt de la demande.
Dans quel cas le délai d’un an ne s’applique pas ?
Si l’un des époux demande le divorce sur le fondement de l’altération définitive du lien conjugal et l’autre époux sur un autre fondement (divorce pour faute), le délai d’1 an n’est pas à respecter.
À savoir
Si une demande pour altération définitive du lien conjugal et une demande pour faute sont déposées par chacun des époux, le juge examine en premier la demande pour faute.
La réconciliation avec reprise de la vie commune annule le délai écoulé.