Peut-on retirer une plainte et quelle en est la conséquence ?
Oui, le retrait de plainte est possible à tout moment de la procédure. Il n’entraîne pas automatiquement l’arrêt de l’enquête ou de la procédure. Seul le procureur de la République peut décider de poursuivre ou non la personne soupçonnée d’avoir commis les faits. Nous vous présentons les informations à connaître.
Le retrait peut intervenir à n’importe quel moment de la procédure : avant tout début d’enquête ou d’audition, pendant l’enquête de police ou la phase d’instruction.
Il n’y a pas de délai pour retirer une plainte.
Vous pouvez retirer votre plainte :
Par courrier adressé ou déposé au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie où vous avez déposé plainte
Ou en vous déplaçant au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie où vous avez déposé plainte.
Votre courrier doit comporter le maximum de renseignements (date de la plainte, numéro du procès-verbal, date des faits, nom des parties…), ainsi que les motifs de votre demande de retrait.
Le procureur de la République peut décider de poursuivre la personne soupçonnée d’avoir commis les faits, malgré le retrait de la plainte, s’il estime que les faits constituent une infraction.
Sa décision tient compte notamment de la gravité des faits, des preuves existantes et du préjudice subi.
À savoir
Pour certaines infractions comme l’injure, la diffamation ou certaines atteintes à la vie privée (par exemple, diffusion de correspondances, atteinte à l’image), le retrait de la plainte entraîne l’arrêt des poursuites. Pour ces infractions, la plainte est en effet un préalable nécessaire au déclenchement des poursuites.