S’il estime qu’une discrimination existe, le tribunal correctionnel peut sanctionner l’auteur des faits.
Toute discrimination est punie lorsqu’elle consiste à :
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Refuser d’embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne
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Conditionner une offre d’emploi, une demande de stage ou une période de formation à un motif discriminatoire interdit par la loi
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Refuser un étudiant ou un élève inscrit dans un établissement d’enseignement technique.
Si l’auteur des faits est une personne physique, il encourt une peine de :
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3 ans de prison
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Et 45 000 € d’amende.
En dehors de ces cas, les juridictions pénales sanctionnent toute mesure (refus de promotion professionnelle, reclassement, mutation etc.) prise en raison du sexe ou de l’opinion syndicale du travailleur.
Ainsi, la personne qui prend une mesure qui contrevient à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes encourt une peine d’un an de prison et de 3 750 € d’amende.
Par ailleurs, la personne qui prend une mesure fondée sur les opinions syndicales d’un travailleur encourt une peine de 3 750 € d’amende.
À noter
Si la victime s’est constituée partie civile, la juridiction pénale peut également condamner l’auteur des faits à l’indemniser.