Si la victime connaît l’auteur de la diffamation et qu’il s’agit d’une personne physique majeure ou d’une , elle peut saisir directement le tribunal compétent par une citation directe.
Elle dispose d’un délai de 3 mois à compter de la commission des faits (1 an lorsque la diffamation présente un caractère raciste ou discriminatoire).
Rappel
Si le contenu a été diffusé sur un moyen de communication en ligne, la citation directe doit viser le directeur de la publication. Tous médiats et tous sites internet professionnels doivent indiquer l’identité du directeur de publication.
Lorsqu’elle rédige une citation directe, la victime doit être très précise. Elle doit notamment indiquer les éléments suivants :
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Identité et adresse du commissaire de justice qui délivrera la citation
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Identité et coordonnées de la personne visée par la citation
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Propos, écrits, vidéos, etc. qui constituent une diffamation et type de diffamation dont il s’agit (diffamation publique ou non publique). La victime doit retranscrire mot pour mot les propos diffamatoires ou mentionner les passages précis qui relèvent de la diffamation. Elle doit également démontrer que les propos, écrits, vidéos entraînent une infraction
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Lieu et date de l’infraction
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Textes de loi qui prévoit l’infraction dont elle est victime
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Préjudice subi et montant de ce dommage.
Elle doit également apporter tous éléments permettant de prouver la culpabilité de l’auteur présumé des faits et le préjudice subi.
Une fois la citation directe rédigée, la victime doit la transmettre, par lettre RAR , au tribunal compétent pour obtenir une date d’audience ( tribunal correctionnel pour une diffamation publique, pour une diffamation non publique).
Puis elle doit envoyer la citation directe et les pièces justificatives au commissaire de justice du domicile de l’auteur présumé de l’injure.
Une fois que le commissaire de justice à délivrer la citation directe au prévenu, il remet un original de l’acte de citation à la victime. Elle doit immédiatement remettre ce document au greffe du tribunal saisi.
Enfin, la victime doit payer une consignation dont le montant est fixé en fonction de ses revenus.
À savoir
Lorsqu’elle fait une citation directe, la victime est forcément partie civile. Elle peut donc obtenir des dommages et intérêts en plus de la condamnation du prévenu.