Au-delà de la période d’essai, il est possible de ne plus confier l’enfant à l’assistante maternelle et de rompre le contrat de travail. L’employeur peut exercer son droit de retrait de l’enfant. Ce retrait entraine la rupture du contrat de travail.
Cette décision de rupture (pour retrait de l’enfant) est notifiée par lettre RAR ou remise en main propre contre décharge. L’entretien préalable n’est pas nécessaire.
Pendant sa grossesse ou après son congé maternité, l’assistante maternelle bénéficie d’une protection contre la rupture de son contrat de travail.
La rupture du contrat est possible uniquement dans les 2 cas suivants :
Il existe 2 périodes de protection relative.
1re période
La protection relative débute dès que l’assistante maternelle a informé son employeur de son état de grossesse.
Cette 1re période se termine lorsque l’assistante maternelle débute son congé de maternité.
2nde période
La protection relative est de 10 semaines. Elle débute :
L’employeur qui souhaite rompre le contrat de travail notifie la rupture par lettre RAR ou remise en main propre contre décharge.
L’entretien préalable n’est pas nécessaire.
La lettre devra obligatoirement préciser les motifs retenus.
Pendant le congé de maternité, l’assistante maternelle bénéficie d’une période de protection absolue contre la rupture de son contrat de travail.
La rupture du contrat n’est pas possible pendant le congé maternité de l’assistante maternelle.
Cette protection absolue couvre l’intégralité du congé maternité, que l’assistante maternelle use ou non de ce congé.
La période de protection absolue contre la rupture couvre également un arrêt de travail lié à l’état pathologique de grossesse attesté par un certificat médical.
L’état pathologique peut se situer avant la date présumée de l’accouchement ou après l’accouchement, ou les 2.
La durée du congé maternité est alors augmentée. Cette augmentation est limitée à 2 semaines avant et 4 semaines après.
La protection couvre l’ensemble des périodes suivantes :
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Congé de maternité
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Arrêt de travail lié à un état pathologique avant le congé de maternité dans la limite de 2 semaines
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Arrêt de travail lié à un état pathologique après le congé de maternité dans la limite de 4 semaines.
La protection s’applique également pendant les congés payés pris immédiatement après le congé maternité (augmenté éventuellement du congé pathologique).
La maladie ne peut pas être le motif de rupture du contrat, ce motif étant discriminatoire.
Il est possible de rompre le contrat de travail pendant cette période pour un motif étranger à la maladie.
L’employeur qui souhaite rompre le contrat de travail notifie la rupture par lettre RAR ou remise en main propre contre décharge.
L’entretien préalable n’est pas nécessaire.
Il n’est pas obligatoire d’indiquer le motif de rupture, mais dans ce contexte, il est conseillé de le faire pour limiter les litiges.