L’abus de confiance est le fait pour une personne, à qui un bien a été remis volontairement, d’en détourner l’usage à son profit ou de l’utiliser frauduleusement.
Ce bien peut être une somme d’argent, une marchandise, un chèque, un fichier de données (un fichier clients par exemple).
Pour que l’abus de confiance soit reconnu, il faut prouver que le bien a été détourné de l’usage prévu ou n’a pas été rendu dans les délais fixés par les parties.
À noter
Aucune poursuite pénale ne peut être engagée pour abus de confiance entre époux (non séparés) ou entre enfants et parents. On parle d’ immunité familiale . Toutefois, l’auteur des faits peut être poursuivi s’il a détourné au préjudice de son époux, de son enfant, un objet ou un bien indispensable à la vie quotidienne (par exemple, carte d’identité, carte bancaire, titre de séjour).
Comprendre la différence entre l’escroquerie, le vol et l’abus de faiblesse
L’abus de confiance est différent de l’escroquerie, du vol et de l’abus de faiblesse :
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L’abus de confiance se distingue de l’escroquerie. Dans l’abus de confiance, la victime a remis volontairement le bien dans un but précis : il n’y a pas de fraude initiale, mais un détournement. Dans l’escroquerie, l’auteur se fait remettre par la victime de l’argent un objet, un service par des manœuvres frauduleuses ou l’utilisation d’un faux nom ou d’une fausse qualité. Par exemple, il retire de l’argent sur le compte de la victime avec une fausse procuration.
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L’abus de confiance se distingue du . Dans un abus de confiance, la victime a volontairement remis le bien à l’auteur des faits ou a permis à l’auteur de disposer de ce bien. Dans le vol, le bien a été pris par l’auteur à la victime sans qu’elle y consente, ni qu’elle lui ai remis volontairement.
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L’abus de confiance se distingue aussi de l’abus de faiblesse. Il y a abus de faiblesse quand l’auteur profite de l’état de faiblesse d’une victime pour la conduire à un acte ou à une abstention gravement préjudiciable pour elle. La vulnérabilité peut être due notamment à l’âge, au handicap, à la maladie ou à la grossesse d’une personne. Par exemple, une personne âgée forcée de signer un contrat pour des travaux dont elle n’a pas besoin.