Une personne peut demander l’effacement d’une mention figurant sur le bulletin n°2 de son casier judiciaire, sauf s’il s’agit d’une condamnation pour un crime violent (exemple : meurtre) ou pour une infraction sexuelle (viol, proxénétisme, etc.).
La demande prend la forme d’une requête argumentée. Effectivement, la personne doit prouver que l’effacement qu’elle demande est véritablement nécessaire à sa réinsertion dans la société (par exemple, elle peut démontrer que la mention sur son casier judiciaire l’empêche d’obtenir un travail). Elle doit également prouver qu’elle a indemnisé la victime.
La requête doit être transmise au procureur de la République du lieu où se trouve la juridiction qui l’a condamnée.
Le procureur de la République transmet la demande au tribunal correctionnel dont il dépend.
Le tribunal rend sa décision après avoir entendu le procureur de la République, la personne qui fait la demande ou son avocat.
Si la juridiction accorde l’effacement d’une mention figurant sur le bulletin n°2, cette mention est également supprimée du bulletin n°3 du casier judiciaire.
Si elle rejette la demande, l’auteur de l’infraction peut faire appel de la décision devant la chambre des appels correctionnels.
Il a également la possibilité de solliciter un nouvel effacement, après un délai de 6 mois suivant le refus de sa demande.
À savoir
Un Français condamné à l’étranger peut également demander l’effacement de la mention inscrite sur les B2 et B3 de son casier judiciaire. La requête doit être transmise au tribunal correctionnel de son domicile (ou de Paris s’il habite encore à l’étranger)