Vous devez ensuite choisir la forme juridique de votre entreprise.
Il existe 3 choix possibles : société, entreprise individuelle (EI), micro-entreprise.
Choisir de créer une société est approprié si vous souhaitez vous associer (SAS, SARL). Mais pas seulement, car vous pouvez aussi créer une société dont vous serez l’unique associé (SASU et EURL).
Les banques peuvent être davantage prêtes à vous soutenir si vous choisissez le statut de société plutôt que celui de l’entreprise individuelle (EI).
L’inconvénient peut résider dans une plus grande complexité des démarches administratives et comptables. Cependant, à moyen terme, cette difficulté peut être contrée par exemple en faisant appel aux services d’un comptable, ou par une plus grande expérience dans la gestion de votre entreprise.
La société est une forme adaptée si votre activité se développe.
Vous exercez votre activité en nom propre et prenez seul toutes les décisions qui concernent votre entreprise. Avec ce statut, il n’est pas possible d’avoir un associé.
Les démarches pour créer une entreprise individuelle (EI) sont simples, rapides et peu coûteuses. En effet, vous n’avez pas de statuts à rédiger ni de capital social à déposer.
Les obligations comptables sont limitées : seuls le livre journal, le grand livre et le livre d’inventaire doivent être tenus à jour.
En cas de dettes professionnelles, vous bénéficiez d’une protection sur votre résidence principale. Cependant vous pouvez être amené à rencontrer des situations (investisseurs, banques, etc.) qui exigent des garanties sur vos biens personnels. Vous pouvez consulter notre fiche sur la saisie du patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel.
La micro-entreprise (ou auto-entreprise) est une entreprise individuelle (EI) bénéficiant d’un régime fiscal et social simplifié.
Pour bénéficier du régime de la micro-entreprise, votre chiffre d’affaires ne doit pas avoir dépassé un certain seuil au cours de chacune des 2 années précédentes.
En 2026, ce seuil s’élève à 83 600 € pour les prestations de services et les professions libérales et à 203 100 € pour le commerce et les activités d’hébergement.
Pour les bénéfices générés en 2025, ce seuil s’élevait à 77 700 €
Ce statut se caractérise par la simplicité des démarches administratives. Les formalités comptables sont restreintes. Par exemple, vous n’êtes pas obligé de fournir des liasses fiscales ni de publier vos comptes annuels.
Ce statut est adapté aux entrepreneurs débutants dont l’activité ne génère pas beaucoup de chiffre d’affaires.
Pour en savoir plus sur les seuils de bénéfices du régime micro fiscal, vous pouvez consulter la page suivante : Quelles conséquences pour un micro-entrepreneur qui dépasse les seuils de chiffre d’affaires ?
L’Urssaf propose un simulateur pour vous aider à choisir le statut juridique le plus approprié à votre situation :
- Création d’entreprise : comparatif des régimes sociaux